.Human Rights Watch appele l'ONU à la rescousse

الحرية تي في - abdoulkarim-OTH آخر تحديث : 8‏/5‏/2019 14:08



Human Rights Watch a dénoncé dans un nouveau rapport «un recours régulier à la torture et à la détention au secret» des autorités camerounaises contre des séparatistes anglophones

Ce document arrive dans un contexte déjà tendu entre le Cameroun et l'ONG, qui a indiqué le 2 mai que l'une de ses chercheuses avait été interdite d'accès dans le pays

 

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orture et détentions secrètes», des pratiques bien connues et longtemps décriées par Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC (Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique Centrale), qui l'atteste dans un entretien

Elle rajoute que «ceux qui le pratiquent disent très souvent que l'ordre vient de Yaoundé. Généralement, quand les forces de l'ordre vous arrêtent n'importe où dans le pays, elles demandent d'abord aux autorités administratives ce qu'on fera de votre cas. C'est l'exécutif qui décide du lieu de votre détention


Pour cette militante des droits humains,dans son rapport, HRW condamne l'ensemble des exactions commises sur des personnes suspectées de faire partie des séparatistes anglophones impliquées dans la violente crise sécessionniste qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun depuis deux ans

L'ONG dit avoir documenté 26 cas de détention au secret et de disparitions forcées au centre de détention du SED entre janvier 2018 et janvier 2019, dont 14 cas de torture. Elle demande au conseil de sécurité de l'Onu de mettre la situation du Cameroun à son ordre du jour et de condamner ces actes

L'ONG n'épargne pas non plus l'autre camp. En effet, Les autorités camerounaises ont très souvent accusé l'ONG de «parti-pris». Au sujet de l'un des derniers rapports de HRW, pointant du doigt les exactions présumées de l'armée camerounaise sur les civils dans les régions anglophones, René Emmanuel Sadi, porte parole du gouvernement, avait contre-attaqué le 2 avril dernier, en affirmant que Il semble en tout cas que l'accumulation de rapports de HRW agace Yaoundé. Mi-avril, une chercheuse de HRW, qui travaille sur la crise anglophone, a été refoulée à l'aéroport international de Douala, a-t-on appris dans un communiqué de l'organisation rendu public le 2 mai

L'ONG a rappelé dans ce communiqué que deux jours avant que Mme Allegrozzi soit interdite d'entrer sur le territoire, HRW avait publié un rapport faisant état d'une attaque menée par des forces camerounaises dans un village situé en zone anglophone, qui avait fait cinq morts

Le spécialiste revient sur ces mauvais signaux qui viennent de Yaoundé

S'exprimant sur la situation des droits de l'homme au Cameroun, Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, de retour d'une visite de quatre jours au Cameroun, a déclaré lundi 6 mai que «les civils pris au piège» entre les séparatistes et les forces gouvernementales étaient «de plus en plus vulnérables aux abus meurtriers et aux violations perpétrées de part et d'autre»

«Les forces armées doivent gagner et conserver la confiance des populations locales. Pour ce faire, elles doivent respecter scrupuleusement le cadre du droit et des normes internationales», a-t-elle ajouté dans son communiqué

 

Julien BITOKO

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